Stéphane BEiLLiARD

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Terres & Ciels : le livre est là

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Dans mon précédent article, j'indiquais que la campagne de financement participatif avait déjà dépassé les 100% de l'objectif, ce qui rendait donc le projet valable et me permettrait de réaliser le livre. La fin de la campagne fut encore plus formidable puisque nous avons atteint 138% de l'objectif! Inespéré et très motivant.

S'en est donc suivi la phase de finalisation du livre et de lancement de l'impression avec l'Imprimerie Villière, en Haute-Savoie. Ils ont eu un petit souci d'impression nous faisant rater la "fenêtre" de Noël. Ceci dit, le timing était vraiment très tendu et la moindre petite difficulté nous faisait prendre du retard.

Quoiqu'il en soit, début janvier, voilà donc les 100 exemplaires du livre "Terres & Ciels : Airplanes, Cities, Landscapes" enfin réalisés, concrets, manipulables!! Et le travail est soigné, comme j'aime. On aurait pu faire encore mieux, forcément, mais le tarif aurait gonflé à un niveau que je pensais dissuasif. Là, c'est tout de même un beau livre de 170 pages épaisses dans son fourreau unique, dont j'ai réalisé le graphisme sous forme de dessin rappelant la photo de couv'.

Mes soutiens, les KissBankers, sont en train de recevoir leurs exemplaires. Quelques livres seront néanmoins disponibles à l'achat ensuite, directement auprès de moi.

Voilà donc un projet concrétisé et pour lequel j'ai une petite fierté. J'espère que ce livre touchera ses acquéreurs. Ceux qui ont profité de l'occasion de la campagne pour s'offrir un tirage sont satisfaits d'après les retours que j'ai eu, et c'est vrai que par exemple les tirages "Concorde" et "Catalina" en caisse américaine sont particulièrement classe! Evidemment, de tels tirages d'art, et bien d'autres, sont toujours dispo pour les amateurs! Il suffit de piocher soit dans le livre, soit sur le site, dans la collection "Terres & Ciels" et prendre contact avec moi pour un devis! ;)

En tout cas, merci à tous mes soutiens, et tous ceux qui ont participé de près ou de loin à la création de mes images et donc, indirectement, à celle de ce livre.

Terres & Ciels : Le livre... est en route!

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La campagne de financement participatif pour la réalisation de mon livre a été lancée tout début novembre et c'est déjà un succès: 100% de l'objectif a été atteint, et même au-delà! Merci à tous!

Pour rappel, la campagne se situe là : kisskissbankbank.com/livre-terres-ciels/ et est ouverte jusqu'au 29 novembre!

Qu'est-ce qui va se passer maintenant? Le projet est validé, c'est à dire qu'à la fin de la campagne, tous les fonds récoltés vont être débloqués et pourront me servir à lancer la fabrication du livre, des tirages, et préparer les envois postaux.

En attendant, la campagne continue et ceux qui veulent en profiter pour obtenir un livre signé et avec son fourreau, et également profiter des tarifs préférentiels pour des tirages d'art (numérotés, limités et signés) ou encore des vols en avion historiques peuvent bien évidemment toujours participer! La cagnotte pourra me permettre d'embellir encore un peu plus le projet ;)

Terres & Ciels : le livre!

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Ca y est, le livre "Terres & Ciels : Airplanes, Cities, Landscape" est en marche! Ou plutôt il compte sur vous pour exister. Car je viens de lancer une campagne de financement participatif (crowdfunding) via le site KissKissBankBank qui devrait m'aider à supporter le coût de l'impression d'une petite centaine de livres. La campagne dure seulement 30 jours, il faut pas trainer! Et nous mettrons tout en oeuvre pour livrer le bouquin avant Noël.

J'ai voulu dans ce livre rassembler une centaine (environ 140) de mes photos d'aviation, de paysages urbains et de paysages naturels, issues de la collection "Terres & Ciels" du site. Une sélection drastique, sur 15 ans de photographie, de rencontres, de voyages et de découvertes.

La campagne de financement à un objectif de 4500€ et fonctionne sur le principe du tout ou rien: si par vos participations l'objectif est atteint alors je lance la fabrication du livre et des contreparties. Si l'objectif n'est pas atteint, tout le monde est remboursé et tout s'arrête là. Dommage, non?

Alors rendez-vous sur le site du projet www.kisskissbankbank.com/livre-terres-ciels et soutenez ce premier livre photo! En offrant ou vous offrant un livre, ou encore mieux un livre et un tirage d'une de mes photos, vous vous assurez un cadeau de Noël original et unique!

Un grand merci!

Histoire de photo : Zephyr

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Fouga Zephir

Quand tout se combine bien. Cette photo d'un Fouga Zephyr (la version navale du Fouga Magister) au-dessus de la campagne dauphinoise a été réalisée en 2007, en marge du meeting de Chambéry cette anneé-là. Elle est le résultat, entre autres photos, d'un vol photo pour moi mémorable.

Ce jour-là, le meeting se tient sur l'aéroport de Chambéry/Aix-les-Bains. De nombreux avions, civils et militaires, récents comme anciens, font le spectacle. La Patrouille de France et la Breitling Jet Team assurent leurs prestations pour le plus grand plaisir de tous. Il fait beau, et il fait chaud en ce début du mois d'août.

Sur le tarmac, en tant qu'ami de l'équipe du Bronco du Musée de l'Aviation de Chasse de Montélimar, je croise pas mal de ces pilotes avec leurs merveilleuses machines. Notamment ceux évoluant sur "warbirds", à savoir les avions militaires (voire civils) d'un certain age, pour ne pas dire d'un age certain pour quelques-uns! Que ce soit un pilote de T-6, de Vampire, de Skyraider etc... ce sont souvent les plus abordables.

C'est ainsi que se précise l'idée d'un vol photo mettant en scène les volontaires, depuis la superbe plate-forme qu'est le Bronco. Car cette appareil américain des années 60-70, initialement destiné à la reconnaissance et l'attaque au sol, à la particularité d'avoir un empennage bi-poutre en pi (la lettre grecque): la gouverne de profondeur relie les extrémités des deux dérives, tout en haut. Avec les moteurs repartis sur les ailes, au niveau des poutres, le fuselage se termine à l'arrière par un petit dome, sur certaines versions transparent. Et ce dôme peut se retirer, et l'avion peut voler sans. On a alors une place idéale pour une personne, assise à l'envers du sens de la marche, les pieds... dans le vide! Parfait pour faire des photos d'avions en vol.

Nous organisons donc, Alain le pilote du Bronco, Didier, Claude et Ramon les pilotes des zincs photographiés, et votre serviteur, une "manip' photo" en profitant des départs de chacun à l'issue du meeting, en fin d'après-midi. L'idée à ce moment-là est de faire simple, sans faire trop durer et sans perturber le reste du trafic dans le coin. Un ordre de passage est établi, chacun sera au rendez-vous.

L'heure du départ en vol approche. J'enfile ma combinaison (celle de mon grand-père!), prépare mes boîtiers reflex, mes objectifs, mes cartes mémoires. Pendant ce temps l'équipe du Bronco a retiré le dôme arrière et installé le siège dans l'avion. Ils ont l'habitude, ils sont souvent sollicités pour ce genre de manip, l'avion et son pilote étant largement reconnus pour la qualité des vols photos. Ce n'est pas pour rien qu'ils sont très souvent en contact avec Katsuhiko Tokunaga, le "maitre" de la photo aérienne, avec John Dibbs!

Petite appréhension... Concentration... Dernières vérifications. Je suis installé, casqué, harnaché, les pieds pendants au-dehors du fuselage. Les turbines démarrent. Les autres pilotes démarreront en séquence après nous, on rejoint en vol de toute façon. Roulage. Dès lors, seul à l'arrière de ce zinc à l'allure caractéristique, je rentre dans un rêve éveillé, alternant entre concentration et émerveillement. Au décollage, je vois défiler la piste à l'envers, puis le sol s'éloigne. Alain vire à gauche au-dessus du Lac du Bourget pour rejoindre le point de rendez-vous, au sud-ouest. Le vent ne se ressent pas trop, sauf si on met les pieds bien en bas, en dehors de la protection qu'offre le fuselage. Pour le moment, on admire le paysage.

Puis arrive le premier top-modèle: le Zephyr, piloté par Ramon. Il nous rassemble rapidement et proprement, en professionnel de l'aéronavale à la retraite qu'il est. Il se rapproche, bien en face de moi. Je déclenche photo sur photo, alternant entre mes deux boitiers. Il se rapproche encore. L'air est stable, la formation ne bouge pas beaucoup. Il est tellement près que je peux entendre le sifflement strident de ses réacteurs, chose à laquelle je ne m'attendais pas! J'ai l'impression de pouvoir poser le pied sur le nez de l'avion, tellement il me parait proche. Ca ne se voyait pas tellement avec l'oeil au viseur, avec un grand angle, mais par moment, simplement pour profiter de cet instant unique, je m’arrêtais de shooter quelques secondes et regardais tout bêtement la scène... Frissons de plaisir.

Cette photo me rappellera toujours ce moment, qui n'a duré que quelques minutes, le Fouga filant ensuite vers Avignon, son aéroport d'attache.

Suivront ensuite Claude et son Skyraider. Impressionnante hélice, là encore juste devant moi. Moins à l'aise avec le vol en formation serrée, Claude restera plus à distance, mais me laissera quelques bonnes opportunités de photo. Puis enfin Dider avec son Vampire. Au cours de virages à 360°, la lumière jouera sur le fuselage tout en rondeur de cet avion, et là encore je rapporterais quelques beaux clichés (à voir dans la Collection Air-to-Air).

Les trois acteurs ayant terminé leurs prestations, Alain nous ramène à Chambery où nous nous posons... Du moins physiquement car mon esprit mettra plus de temps à revenir sur Terre! ;)

En bonus, quelques photos des "coulisses"...

Histoire de photo : Poolburn

- Categories : Photo Story
Poolburn Caban pano

Poolburn fut une expérience. Une expérience unique et forte. Même si je l'avais cherché, je ne m'attendais pas à ça.

Plus exactement je parle de mon escale, sur les routes de Nouvelle-Zélande, à Poolburn Reservoir. C'est un petit lac de retenue, aux confins d'un plateau aride de l'Otago, dans l'Ile du Sud. Lors de mon voyage en 2006, alors que nous avions quitté, mon frère et moi, la région de Christchurch et le Canterbury, nous entamions notre itinéraire vers l'intérieur des terres et les lacs Wanaka et Wakatipu. Le coin de Poolburn Reservoir était noté sur notre "road-book" largement influencé par les lieux de tournage de la trilogie ciné du "Seigneur des Anneaux". Ainsi, quelques scènes du second volet avaient été tournées autour de ce lac, et nous voulions voir ce coin sublime sur l'écran de nos propres yeux.

Après de longues minutes de conduite sur une route de graviers et de terre de plus en plus défoncée, nous arrivions sur les berges de la retenue d'eau, connue essentiellement pour son coté poissonneux. Et en effet, quelques cabanes de pêcheurs étaient réparties tout autour du lac, avec petite barque en bonus. Le soleil baissait sur l'horizon, et allait se cacher derrière des nuages d'altitude. Sur le bord du chemin de terre, nous trouvons une zone plane, idéale pour s’arrêter et passer la nuit. Nous coupons le moteur et descendons de notre véhicule. Ce n'est pas vraiment tout de suite que nous avons pris la mesure de la chose. Il a fallu quelques minutes.

Profitant des derniers rayons du soleil, j'installais rapidement mon trépied et commencais quelques séries de panoramique. Pas un souffle, il faisait bon. Peu après, stoppant mes prises de vue, et les déclics de l'appareil photo, c'est là que je remarquais quelque chose de frappant: le silence. Un silence particulier, presque pur. Pas un grillon, pas un oiseau, pas une moto ou une voiture au loin. Pas ce brouhaha sourd et lointain d'une ville, ni ce ronronnement étouffé d'un avion en altitude. Pas de bruissement de feuille (il n'y a pas un arbre, et pas de vent non plus). Rien. Le vrai silence. A entendre ses oreilles bourdonner. C'était la première fois que j'éprouvais ce silence...

Nous passâmes la nuit là, au coeur de cette terre de cailloux, d'herbes sèches et de silence. Le sommeil fut bon, le réveil tranquille et le petit déjeuner, dans cet endroit féerique, particulièrement apprécié.

Cette photo est une des images faites ce jour-là. Elle est disponible en tirage d'art, jusqu'en 150cm de large, à partir de 300€


English version:

Poolburn was an experience. A strong and unique experience. Even if I was somehow looking for it, I was not expecting that.

I'm talking about my stop, on the roads of New-Zealand, at Poolburn Reservoir. It's a small artificial lake, lost in the middle of an arid plateau in Otago region, in the South Island. It was during my trip in 2006, my brother and I just left the Christchurch area and Canterbury on our way towards the inland,Lake Wanaka and Wakatipu. Poolburn Reservoir was noted in our road book, largely influenced by the shooting spots of the "The Lord of the Rings" movie trilogy. Indeed, few scenes of the second movie were shot there, and we wanted to see this gorgeous place with our own eyes.

After long minutes driving on a gravel road that turned more and more chaotic, we arrived on the shores of the lake, which is mainly reknown for its fishing quality. Few small fishermen's cabins were indeed spread all around the lake, boat included. The sun was setting, about to hide behind high clouds. On the side of the gravel road, a small flat area was perfect to settle down to spend the night. We stopped the engine and got out of the car. It wasn't at that time we noticed the thing. We had to spend few more minutes.

Taking benefit of the last sun rays of the day, I installed my tripod and started to shot few panoramas. No wind, it was nice. Short after, I stopped shooting and the camera became quiet, it was then I noticed it: the silence. A special silence, almost pure. Not a cricket, not a bird, not a motorbike or a car in the distance. Not that rumble of a distant city, or that muffled sound from a high-flying airliner. No rustle of leaves (there's no tree there, nor wind that day). Nothing. The real silence. So deep you could hear the buzz of your ears. It was the first time I experienced such a silence...

We spent the night there, in the middle of this rocky plateau full of dried grass and perfect silence. Sleep was good, wake-up was easy and breakfast, in that surreal place, an appreciated moment.

This picture is one of the few I took that day. It's available as art print, up to 150cm wide, from 300€.