Le PhotoBlog de Stéphane Beilliard

{ Un blog photo d'aviation, de paysage, de ville, en panoramique ou en macro, et même de synthèse. Entre Nouvelle-Zélande et Québec, entre le ciel et la terre, un peu d'écologie ne ferait pas mal non plus. Le Blog de Stéphane Beilliard }

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Mot-clé - Futur

Ce qu'il restera...



A moins de vivre hors du temps, voire de l'espace, ou d'avoir fait une année sabbatique en plein milieu de l'Himalaya dans une tentative de retraite bouddhique, vous n'êtes pas sans savoir que se déroule en ce moment le Sommet de Copenhague qui tente de faire l'union des nations autour de la problématique du réchauffement climatique et des solutions qu'on peut y apporter. Les plus grands -et riches- pays côtoient les plus petits et tout ce beau monde doit s'entendre pour proposer de réelles avancées en terme d'émissions de dioxyde de carbone par exemple. Espérons que ça porte ses fruits...

Profitant de l'instant historique, Greenpeace lance une campagne d'affichage où l'on peut voir les principaux dirigeants de la planète (Sarkozi, Merkel, Obama, Medvedev...) avec rides et cheveux blancs, et un gros "Sorry". Les affiches nous placent dans un futur où le climat s'est dégradé, comme prévu, et dans lequel nos dirigeants s'excusent de ne pas avoir pris les bonnes décisions à l'époque (entendre là: à Copenhague)... Espérons qu'on n'ait pas à faire ces affiches dans 20 ou 30 ans...

Quoiqu'il en soit, il faudra bien s'y faire, la planète de dans 50 ans sera différente de celle d'aujourd'hui. Même les prévisions climatiques les plus optimistes ne sont guère modérées, et je vois mal le monde entier, d'un coup, arrêter de polluer, de "déforester", de creuser, de bruler, de consommer... Cela sera fera progressivement, au mieux, mais entre-temps les bouleversements seront visibles et réels. Et il y a fort à parier que nos enfants et nos petits-enfants ne connaitront jamais ce que nous avons pu connaitre. Que leur restera-t-il donc? Sans aller dans un catastrophisme pessimiste qui ferait ressembler la planète à une terrain de bataille genre "Terminator", ou encore à un désert obscurcit par des nuages noirs de puits de pétrole en feu genre "Tempête du Désert", peut-on se demander si les générations futures connaitront les étendues glacées du Groenland, ou les gigantesques forets boréales canadiennes? Connaitront-elles les primates d'Indonésie autrement qu'en cage d'un zoo urbain? Dans le doute, on peut imaginer se projeter à la veille des fêtes de fin d'année, autour de l'an 2050.

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Ils sont arrivés il y a 28 ans...



Une campagne marketing rondement menée pour un film au final à la hauteur des attentes. Abordé dans un précédent billet, District 9, le premier film de Neill Blomkamp, supporté par Peter Jackson, est un sacré morceau! A la manière d'un documentaire pour pas mal de séquences, surtout le début qui nous plonge directement dans l'histoire, l'impression dégagée est un réalisme captivant. Servi par des effets spéciaux pas forcément tape-à-l'oeil mais particulièrement bons (Weta Digital oblige), les images des bidonvilles du District de Johannesburg sont vivantes et crédibles. L'intégration des "crevettes" est bluffante, sur des prises de vue en perpétuel mouvement, façon caméra à l'épaule. Les incrustations et le grain vidéo nous renvoient directement aux retransmissions de CNN, ou nous rappellent par exemple le court-métrage "Seconde Renaissance" de Animatrix. Bref, tout est fait, et bien fait, pour nous absorber dans un univers réaliste et malheureusement presque réel (pour peu qu'on fasse preuve d'imagination pour voir là, à la place des aliens, des êtres humains tout aussi défavorisés) où l'homme, loin de s'élever après cette criante preuve qu'il n'est pas seul dans l'Univers, continue à chercher profit, pouvoir, armes et supériorité sur l'étranger...

De la Science-Fiction intelligente, de l'action, beaucoup d'action forcément, avec une mise en scène énergique et que j'ai trouvé adaptée. Les interviews ponctuant le récit, qui finalement pourrait se comparer facilement à un documentaire sur les agissements de la MNU, font directement appel à la perception du monde moderne qu'on peut avoir via la télévision aujourd'hui. Que se passe-t-il vraiment au District 9? Pourquoi la MNU s'intéresse-t-elle de si près aux aliens? Que sont-ils venus faire là? Des questions, quelques réponses. Un film ouvert alors que les esprits humains sont dépeints si fermés, si terrifiés par l'autre.

Une belle réussite à mon avis, les aliens ont une présence à l'écran affolante, un rendu vivant notamment grâce à ces yeux, ces regards saisissants de réalité, dans lesquels on perçoit un être... A voir en VO pour profiter des accents d'Afrique du Sud!

La prochaine génération

Bon, ok, c'est probablement totalement farfelu, mais l'idée au moins fait le buzz. De bonnes images de synthèse montrent ces derniers temps ce que pourrait donner le futur F-35 Lightning II sous les couleurs des Thunderbirds, la patrouille acrobatique de l'US Air Force (leur PAF à eux, quoi). On aime ou on n'aime pas. Mais faut s'habituer maintenant à cette silhouette, parce que si on risque de se coltiner le Rafale pendant 30 ans dans les meetings aériens, c'est rien comparer au F-35 qui est amené à être produit à des milliers d'exemplaires pour l'armée US, mais aussi pour nos amis british, italiens, australiens, turcs, canadiens... Bref, un peu partout.



Plein d'infos par là > Lockheed-Martin

Et plus d'images par là -f16.net- ou par là aussi -flightglobal-

L'année Lune

On l'a déjà abordé, avec 2008, 2009 sera marquée par le 40ème anniversaire de la Conquête de la Lune. En juillet cela atteindra son paroxysme, puisque c'est le 21 juillet 1969 que Armstrong et Aldrin posèrent le pied sur le sol sélénite.

Simple coïncidence ou volonté de "commémorer" l'événement, un film de SF se déroulant sur le Lune est censé sortir prochainement. Ca s'appelle tout simplement Moon, et comme District 9, c'est un premier film. Et le premier film d'un gars qui n'est autre que le fils de David Bowie. La bande-annonce nous permet de croire qu'il faut s'attendre à un film plutôt plus proche de Solaris que de Star Trek, niveau action et intrigue. Le point de départ utilise quelques projets (réels et actuels) d'exploitation de la surface lunaire pour obtenir du deutérium (de l'hydrogène lourd) nécessaire à la fusion nucléaire sur Terre. Pour gérer cette exploitation, un homme, seul, assisté d'un robot-ordinateur du genre de HAL de 2001 est là pour un contrat de 3 ans. Mais à deux semaines de la fin de son contrat, alors qu'il attend de revoir sa femme et sa fille, de curieux événements se produisent, assez déstabilisants et "surnaturels".

Ce qu'on peut donc remarquer c'est qu'il ne faut pas s'attendre à de la baston SF, mais plutôt donc à de la réflexion SF, encore une fois probablement dans la lignée de l'excellent Solaris. On remarquera le design "old-school" de la station lunaire. Old-school dans le sens où ça ressemble à ce qu'on pouvait imaginer d'une station au moment d'Alien, c'est-à-dire dans les années 80-90. Bah, pourquoi pas. C'est Kevin Spacey qui est la voix du robot, et on notera finalement que la musique est signée Clint Mansell, compositeur attitré de Darren Aronofsky (qui prépare un remake de Robocop, gloup!). Bref, comme District 9, il y a de belles connexions, espérons que ce soit de bonne augure, on garde ça à l'oeil, si jamais ça devait sortir en France (pas évident).


Interfaces d'hier et de demain.

Aujourd'hui, un "mulot" est d'une banalité affligeante. Tout le monde ou presque sait se servir de la souris, version informatique s'entend. Or il n'y a pas si longtemps que ça, c'était la révolution. C'était le summum de l'ergonomie. Avec la souris est apparue l'interface graphique à base de fenêtres et d'icônes, de boutons à cliquer et de cases à cocher. Tout cela a un peu plus de 20 ans. Pour ceux qui ont utilisé un Macintosh, un Atari, un Amiga, la souris et les icônes, c'est du domaine de la vie courante depuis des lustres. Ce blog revient d'ailleurs sur l'historique de ces innovations ergonomiques qui ont radicalement changé notre façon de communiquer avec un ordinateur, avec la machine.


Historique des "GUI" chez webdesignerdepot.com

Or justement, Microsoft s'est penché sur ce que sera notre dialogue avec les assistants numériques, les ordinateurs, les téléphones portables dans 10 ans ou plus. La firme américaine a ainsi fait réaliser un film assez déroutant et enthousiasmant sur la vie quotidienne qui pourrait être la notre dans le monde technologique de demain. Ca peut paraitre encore un peu de la science-fiction mais certaines applications, comme les écrans tactiles multi-touches et réactifs (pas comme ceux de la SNCF quoi! ;o)) existent déjà, j'en veux pour preuve cette démontration de table-écran interactive de Strukt, un type de table que propose justement également ... Microsoft! Une technologie que la marque avait acquise si je me souviens bien, plutôt qu'inventer. En aparté, à y regarder de plus près, Microsoft n'est pas vraiment une société d'inventions à proprement parler, puisqu'ils ne sont pas les inventeurs des fenêtres ("windows" en anglais), de la souris, des "docks" d'interface, et donc de cette techno d'écrans tactiles. Ils sont par contre super bons pour le faire croire, et en tout cas en tirer grand bénéfice. Il semblerait même qu'ils soient détenteurs du brevet du clic de souris... Bon pourquoi pas... Pour revenir sur cette vision futuriste de l'interaction homme-machine, réel-virtuel, un peu à la manière de Minority Report, on constate que demain tout sera image et mur d'images, totalement interactif par le doigt simplement. Les papiers seront "intelligents", les murs aussi, les tables, les cartes, les portables. Faudra faire gaffe à ce qu'on touche c'est sur!


Film quicktime - 45Mo

Intéressant de constater alors que Microsoft privilégie apparemment la main alors qu'Apple, sur le dernier iPod Shuffle, donne de la voix (ou du son) - non sans avoir su utiliser l'interface tactile la plus intuitive qui soit sur l'iPod tout court, et développé l'iPhone. Ainsi le plus petit des baladeurs MP3 de la Pomme n'a plus d'écran, plus d'interface tactile, rien. Une voix synthétique s'occupe, via les écouteurs, de renseigner l'utilisateur sur le nom du titre qui passe. La communication simplement vocale semble néanmoins être toujours une sorte d'obstacle dans l'interaction homme-machine. Alors que la science-fiction la considère comme évidente: la seule interaction avec HAL, l'ordinateur homicide de 2001 l'Odyssée de l'Espace, c'est la voix; les robots R2D2 et Z-6PO s'expriment et prennent leurs ordres par oral, ceux de l'univers d'Isaac Asimov sont assez bavards et parfois philosophes; dans l'adaptation de Blade Runner par Ridley Scott, l'analyse tridimensionnelle de la photo dans l'appartement de Deckard est entièrement pilotée à la voix... Bref, c'est peut-être totalement intuitif à l'écran, dans la réalité ce n'est pas encore ça. Il existe cependant des projets et des prototypes, souvent japonais, ou encore des applications tout ce qu'il y a de plus quotidiennes (répondeurs/agents vocaux au téléphone, certains jeux sur la Nintendo DS...) mais on est loin de la capacité de reconnaissance vocale qu'on peut voir dans les oeuvres de fiction. De toute manière, il y aura toujours des interfaces tactiles (claviers, écrans, souris...) plus ou moins dématérialisés et il y aura une place pour les interfaces vocales, les deux s'emploient différemment pour des usages différents. La complémentarité est de mise, même dans un cockpit d'avion moderne par exemple.

Internet vaut-il le coup?

Tiens, je profite de cette petite animation présentant -encore en anglais, avec un accent british so... british- d'où vient Internet pour poser finalement la question : Internet vaut-il le coup? A quoi sert Internet en définitive? Pourrait-on s'en passer?


History of the Internet from PICOL on Vimeo.

Quelques éléments de réponse après le "Lire la suite" ci-dessous ;o)

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Le Futur de l'Aviation, épisode 3

C'est marrant comme le sujet de l'avenir de l'aviation devient "populaire" ces derniers temps. Evidemment, et on en a déjà parlé lors des deux premiers "épisodes" (à lire ce billet et celui-ci), cela est du à la récente flambée du cours du pétrole. Cette augmentation spectaculaire qui d'ailleurs se trouve aujourd'hui suivi d'une brusque redescente du cours : on est aux alentours des $47 le baril, alors qu'on traversait le plafond des $150 il y a quelques petits mois...

C'est marrant donc de tomber sur un nouveau site, le departure2093.com, qui parle de tout ça, comme je peux le faire ici plus modestement. Ce site de la compagnie finnoise Finnair a été mis en place alors que la compagnie fête ses 85 ans. Il nous projette donc 85 ans dans le futur, en 2093, et s'interroge sur le futur de l'aviation, donc...

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Les robots : Matrix

Dans mon billet précédent, je n’ai pas parlé de Matrix et pourtant on a là un cas intéressant. Si on prend l’univers de Matrix dans son ensemble, en tout cas dans son exploitation cinématographique en considérant Matrix, Matrix Reloaded, Matrix Revolution et Animatrix, on constate que la machine, le robot, évolue dans le temps. Dans Seconde Renaissance, une des œuvres de Animatrix, la genèse de la Matrice est racontée chronologiquement, avec au départ des robots tout à fait humanoïdes, évoluant au service de l’Homme dans des applications telles que serveur, aide domestique ou main d’œuvre de chantier. Alors qu’en théorie, d’après sa programmation, un robot ne pouvait pas porter atteinte à l’Homme, le premier meurtre perpétré par un robot a lieu : pour assurer sa propre survie, le robot domestique B1-66ER tue son maître qui voulait le désactiver. Le procès qui s’ensuit est le point de départ de la scission entre les Hommes et les Machines, et finalement de la guerre opposant les deux mondes.

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Les robots

Etonnamment, on ne peut s’empêcher de craindre et d’adorer les robots. Et le cinéma est le reflet de ce double lien que nous entretenons avec la machine. Le robot en lui-même est surtout utilitaire. WALL-E, pour commencer avec la dernière « incarnation » du concept, est un robot-éboueur, chargé de compacter les déchets de la Terre pour en faire des cubes et des montagnes de cubes. Son but n’est rien d’autre que de réaliser un travail ingrat et difficile, ce pourquoi aujourd’hui la plupart des robots sont faits. De la même manière, C-3PO (ou Z-6PO en France) est un robot protocolaire dont l’utilité est la traduction simultanée de discussions, et ce dans des centaines de langues de la galaxie de Star Wars.

A partir de cette situation « sociale », le robot évolue au cinéma dans des seconds rôles (comme C-3PO) voire carrément dans des rôles titres (comme pour WALL-E ou Robocop). Dès lors, sa condition de machine utilitaire passe au second plan et une certaine humanisation intervient qui transforme la ferraille en héros. L’anthropomorphisme ici fonctionne comme un levier plus ou moins facile. Il est du coup intéressant de voir comment l’homme se reflète, se projette plus ou moins dans la machine, au fil des différentes représentations de robots à l’écran.

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Le futur de l'Aviation 2

Il y a quelques semaines, je m'étais penché sur ce que pourrait être, au vu de ce qu'on connait aujourd'hui, le futur de l'Aviation. Le tableau était, on l'avouera, assez pessimiste. Mais ces derniers temps, quelques éléments nouveaux ont pu faire surface, ou en tout cas orienter certaines réflexions dans des axes nouveaux.

On notera donc qu'en février dernier, un Boeing 747 de la compagnie britannique Virgin Atlantic a fait un vol Londres-Amsterdam en utilisant un carburant à 20% en provenance de la biomasse, faisant ainsi "concurrence" à un autre vol ayant eu lieu un peu avant, mais avec un Airbus A380, entre Filton (GB) et Toulouse. Un autre vol de démonstration utilisant du bio-carburant à base d'algues est également prévu pour cette année.

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