Le PhotoBlog de Stéphane Beilliard

{ Un blog photo d'aviation, de paysage, de ville, en panoramique ou en macro, et même de synthèse. Entre Nouvelle-Zélande et Québec, entre le ciel et la terre, un peu d'écologie ne ferait pas mal non plus. Le Blog de Stéphane Beilliard }

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Mot-clé - Ecologie

Réflexions automobiles

Je me suis amusé aujourd'hui, le temps d'un petit quart d'heure, à faire quelques observations. Du coté de St-Martin-du-Touch, tout près du Bureau d'Etudes d'Airbus et du siège, je regardais passer les voitures. Le temps était magnifique, l'air juste à la bonne fraicheur. Les gens sortaient du boulot, le coeur léger à l'approche d'un weekend qui s'annonce ensoleillé. A Toulouse, c'est la promesse de belles terrasses bondées et de samedi shopping et de dimanche jardinage, de tonte de gazon et de découvrage de piscine. Le début de la belle vie quoi.

Tous ces gens, et on peut le dire parfois moi le premier, insouciants de tout ce que ce cirque peut signifier. Car alors que je regardais les voitures passer et les avions voler, je n'ai pu m'empêcher de remarquer une chose. La plupart des voitures sont pratiquement vides. Forcément il y a un conducteur, ou une conductrice, mais donc la plupart du temps il ou elle est seul(e). Une, deux, dix, cinquante véhicules passent ainsi, ne transportant qu'une seule personne.

Un crayon, un bout de papier et me voilà faisant des mesures. Tel un gamin au balcon comptant le nombre de voitures rouges, ou de Peugeot qui passent dans la rue (comme j'ai pu le faire étant jeune, avant l'invention de ces sataniques jeux vidéos! ;o)), je me retrouve comptant les voitures mono-occupant et les multi-occupants, les monospaces et les véhicules de petit et moyen segment, les berlines. Un échantillonnage de la circulation de plus en plus importante au fil des années sur cette petite route bordant la voie rapide. 

Les résultats, dans la suite, sont assez intéressants... ;o)

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Story of...

Après le brulant "Story Of Stuff", voilà un autre pavé dans la marre lancé par Annie Leonard: "Story of Bottled Water", ou l'histoire de l'eau en bouteille. C'est presque évident, mais nous avons la chance en France de pouvoir boire l'eau du robinet, alors ne nous en privons pas. A Shanghai, c'est une autre histoire...



Et si vous n'avez pas vu "The Story of Stuff", courez-y vite!!

Drogué au pétrole

John Stewart n'a pas son pareil pour mettre le doigt là où ça fait mal dans son propre pays. Un pays qu'il montre drogué au pétrole. Comme un fumeur qui veut arreter, les USA veulent se libérer de la dépendance au pétrole depuis... huit présidents!

The Daily Show With Jon StewartMon - Thurs 11p / 10c
An Energy-Independent Future
www.thedailyshow.com
Daily Show Full EpisodesPolitical HumorTea Party

Le TED du vendredi

Pour le TED d'aujourd'hui, un intervenant intéressant (comme d'hab), Steven Cowley, nous parle de la fusion nucléaire. Voilà probablement un sujet qui passe au-dessus de la tête de beaucoup de gens, plus occupés certainement à commenter les provocations de V.Peillon ou la nécessité de remplacer R.Domenech. Mais il se pourrait bien que le tournant de notre civilisation se joue avec le développement et l'exploitation de la fusion comme source d'énergie principale. Le remplacement des énergies fossiles par des énergies "propres" sera le défi des prochaines décennies. A l'heure actuelle le solaire, l'éolien sont mis en avant, mais ne permettront pas nécessairement de produire 100% de l'énergie, 100% du temps. Et leur empreinte environnementale n'est pas nulle non plus. Idem pour le nucléaire "à fission", car même si le fonctionnement nominal d'un réacteur peut-être considéré comme n'émettant pas de C02, la construction et l'entretien d'une centrale n'est pas environnementalement transparent (il n'empêche que ce sera toujours mieux qu'une centrale à charbon...) L'avènement du réacteur industriel à fusion ouvrira à l'humanité la voie d'un monde d'énergie beaucoup plus propre et durable... Il ne reste plus qu'à espérer qu'il n'arrivera pas trop tard...


Ce qu'il restera...



A moins de vivre hors du temps, voire de l'espace, ou d'avoir fait une année sabbatique en plein milieu de l'Himalaya dans une tentative de retraite bouddhique, vous n'êtes pas sans savoir que se déroule en ce moment le Sommet de Copenhague qui tente de faire l'union des nations autour de la problématique du réchauffement climatique et des solutions qu'on peut y apporter. Les plus grands -et riches- pays côtoient les plus petits et tout ce beau monde doit s'entendre pour proposer de réelles avancées en terme d'émissions de dioxyde de carbone par exemple. Espérons que ça porte ses fruits...

Profitant de l'instant historique, Greenpeace lance une campagne d'affichage où l'on peut voir les principaux dirigeants de la planète (Sarkozi, Merkel, Obama, Medvedev...) avec rides et cheveux blancs, et un gros "Sorry". Les affiches nous placent dans un futur où le climat s'est dégradé, comme prévu, et dans lequel nos dirigeants s'excusent de ne pas avoir pris les bonnes décisions à l'époque (entendre là: à Copenhague)... Espérons qu'on n'ait pas à faire ces affiches dans 20 ou 30 ans...

Quoiqu'il en soit, il faudra bien s'y faire, la planète de dans 50 ans sera différente de celle d'aujourd'hui. Même les prévisions climatiques les plus optimistes ne sont guère modérées, et je vois mal le monde entier, d'un coup, arrêter de polluer, de "déforester", de creuser, de bruler, de consommer... Cela sera fera progressivement, au mieux, mais entre-temps les bouleversements seront visibles et réels. Et il y a fort à parier que nos enfants et nos petits-enfants ne connaitront jamais ce que nous avons pu connaitre. Que leur restera-t-il donc? Sans aller dans un catastrophisme pessimiste qui ferait ressembler la planète à une terrain de bataille genre "Terminator", ou encore à un désert obscurcit par des nuages noirs de puits de pétrole en feu genre "Tempête du Désert", peut-on se demander si les générations futures connaitront les étendues glacées du Groenland, ou les gigantesques forets boréales canadiennes? Connaitront-elles les primates d'Indonésie autrement qu'en cage d'un zoo urbain? Dans le doute, on peut imaginer se projeter à la veille des fêtes de fin d'année, autour de l'an 2050.

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Voyage en plastique

Ce qu'il restera de notre civilisation, dans 500 ans, dans 1000 ans, dans 5000 ans, c'est une sorte de sable. Un sable multicolore, qui n'a rien de naturel. Un sable de plastique. Ce matériau né avec le pétrole se retrouve aujourd'hui partout sur Terre. Bien sur sous les doigts qui écrivent ce texte, dans la bouteille d'eau que vous avez sur votre table, dans l'appareil que vous avez contre votre oreille. Mais aussi, et peut-être surtout maintenant, dans la nature. Des capsules de bouteille, des fragments de sacs, des lambeaux de brosse à dents. Le sable, le vrai, le minéral, en est infesté. Tout comme la roche est érodée et se transforme en grains de plus en plus fins, les plastiques se fragmentent sous l'action mécanique et physique des vagues, du vent et du soleil. Et comme le rapporte Alan Weisman dans son livre "Homo Disparitus" ("The World Without Us" en anglais), "le moindre bout de plastique produit dans le monde ces cinquantes dernieres années existe encore. Il se trouve quelque part dans l'environnement" (p.162). Et il indique qu'en 1998, Charles Moore effectua un échantillonnage dans le Grand Tourbillon du Pacifique Nord (entre Hawaii, le Japon, la Russie, l'Alaska, le Canada et les Etats-Unis) qui montra que la masse des débris de plastique, parfois non-visibles, à la surface de l'océan était six fois supérieure à celle du plancton...


Sur une plage, en hiver, sous nos cieux, vous êtes certain de trouver un morceau de plastique. Qui n'est jamais tombé sur un briquet, une capsule, un coton-tige? Si c'est le cas en Europe, en Corée ou en Californie, il ne faut pas perdre de vue que par le biais des courants marins, ça l'est aussi de l'autre coté du monde, dans un coin perdu comme Midway, en plein milieu du Pacifique. Là-bas, Chris Jordan y a photographié, stupéfait, des restes d'oiseaux. Des oiseaux dont on se demande si leur squelette n'était pas de plastique justement. Le contenu de leur estomac peut être un bon indice de ce qu'est la réalité de cette omniprésence du plastique...

Un travail photographique pas forcément ragoutant, mais à voir donc sur le site de Chris Jordan >
Chris Jordan Photography

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Un travail plein d'humour et d'idées... Qui fait surtout réfléchir...

L'élevage à l'heure des biotechnologies...


La question OGM


Certains se souviennent peut-être du documentaire-choc "Le Monde Selon Monsanto" qui était passé l'année dernière sur Arte. Une plongée dans le schéma stratégique de la multinationale d'agro-alimentaire américaine qui faisait froid dans le dos. La société est implantée partout dans le monde, et possède un siège européen sur le vieux continent. Ceci n'a pas fait beaucoup de vagues, et pour cause, Monsanto s'est fait discrète sur ce coup. Mais où est donc ce siège, vous me direz? Sacrée coïncidence, puisque c'est à ... Morges! La petite ville suisse, voisine de Lausanne, si charmante (voir billet précédent)...

Sachez donc que pour faire connaitre cet état de fait, le dénoncer et dénoncer les agissements de cette entreprise, une manifestation est organisée samedi 3 octobre à Morges. Si vous êtes dans le coin, joignez-vous à eux...

Pour la Liberté de la Presse : Nature

Nouvel album de Reporters Sans Frontières, vendu au profit de la liberté de la presse. Le thème est "100 photos de nature". Des photos de l'agence Minden Pictures, tantôt magnifiques, tantôt tragiques, elle mettent en avant les espèces en danger, les écosystèmes menacés... Préfacé par Nicolas Hulot, et également avec un témoignage de Jane Goodall, la célèbre primatologue. Forcément à se procurer d'urgence. 9.90€, en vente depuis le 17 septembre.


Le Futur de l'Aviation, épisode 3

C'est marrant comme le sujet de l'avenir de l'aviation devient "populaire" ces derniers temps. Evidemment, et on en a déjà parlé lors des deux premiers "épisodes" (à lire ce billet et celui-ci), cela est du à la récente flambée du cours du pétrole. Cette augmentation spectaculaire qui d'ailleurs se trouve aujourd'hui suivi d'une brusque redescente du cours : on est aux alentours des $47 le baril, alors qu'on traversait le plafond des $150 il y a quelques petits mois...

C'est marrant donc de tomber sur un nouveau site, le departure2093.com, qui parle de tout ça, comme je peux le faire ici plus modestement. Ce site de la compagnie finnoise Finnair a été mis en place alors que la compagnie fête ses 85 ans. Il nous projette donc 85 ans dans le futur, en 2093, et s'interroge sur le futur de l'aviation, donc...

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