Le PhotoBlog de Stéphane Beilliard

{ Un blog photo d'aviation, de paysage, de ville, en panoramique ou en macro, et même de synthèse. Entre Nouvelle-Zélande et Québec, entre le ciel et la terre, un peu d'écologie ne ferait pas mal non plus. Le Blog de Stéphane Beilliard }

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Graphisme : Section 8 et Alessandro

Ici on ne parlera pas de photo, mais de quelque chose qui tente de s'en approcher toujours plus. Un petit coup d'oeil sur le trailer du jeu vidéo "Section 8" vous permettra de voir de quoi je parle. Ce billet parle donc de rendu graphique par ordinateur. Et y a pas à dire, cette animation est de très bonne qualité du point de vue rendu, dynamisme, effets spéciaux... On pourra objecter le réalisme de fond de la chose (exosquelette mastoc...) ou peut-être le manque d'originalité (certains points font penser à d'autres productions) mais pour ce qui est de l'esthétisme et d'en prendre plein les yeux, je trouve que ça fait l'affaire!

Le trailer est à voir en HD par là>



J'en profite du coup pour présenter le travail d'un des graphistes qui a travaillé notamment sur ce jeu, Alessandro Baldasseroni. J'avais vu certaines de ces oeuvres il y a quelque temps (voir ci-contre, "Aviator's Wife") et le rapport entre Section 7 et Alessandro ne m'est venu que récemment. A voir son portfolio (avec pas mal d'images de "making of"), on se rend compte que le monsieur n'est pas vraiment manchot. Et justement, sur les images "Aviator's Wife" on peut parfois penser avoir à faire à une photo, tellement le souci de réalisme est poussé. L'illustration noir & blanc visible sur son site me fait penser à une de ces vieilles et très belles images d'actrices comme Romy Schneider, à la mode du Studio Harcourt

A voir donc sur www.eklettica.com.

Frozen

Le Buzz du moment, depuis quelques jours sur la toile, c'est ce qu'on peut voir sur cette vidéo (vue presque 6 millions de fois à l'heure où j'écris). Proposée par un collectif, ImprovEverywhere, on y voit la célèbre gare de New-York "Grand Central Station" plongée comme par magie dans une immobilité déconcertante. Immobilité d'un grand nombre de ses usagers, à la surprise d'autres. En fait, un "happening" savamment organisé, qui implique des dizaines et des dizaines de personnes pour qu'au même moment, tous les "acteurs" du jour se figent pour 5min. Les réactions des passants, qui ne sont évidemment pas dans la confidence, est intéressante.


Et ça inspire d'autres : ici, à Trafalgar Square, à Londres. Tout aussi déconcertant!

Plus d'angles morts...

Dans la photo panoramique, il y a plusieurs courants. Un peu comme dans la musique électronique. Y a des choix artistiques qui sont faits, des choix techniques. Pour ma part, ce sont les panoramiques "classiques" telle que celui-ci, celui-ci ou celui-là...

Et puis il y a d'autres types de panoramiques, ceux dans lesquels on semble, par l'intermédiaire d'un outil, se plonger, s'immerger. Des pano cylindriques, et le must, des panos sphériques. Il y a des specialistes de ce genre de panoramiques. Il y a par exemple Gilles Vidal, qui produit des pano-reportages saisissants, mais aussi Joel, une maintenant "vieille" connaissance, qui profite de ses déplacements de travail pour nous inviter dans des hotels splendides comme dans des endroits remarquables, tel le Golden Gate Bridge. On trouvera par ici une bien jolie galerie de ses productions. Des panoramiques à 360°, qui donnent le tournis, qui nous transportent en ces lieux. Avec un grand écran, c'est renversant!


Photo (c) Joel Mitard

La Course à la Vitesse

Nous avons célébré (oui, enfin, on en a assez peu entendu parler, finalement) il y a peu les 60 ans du premier passage du mur du son. C'était le 14 octobre 1947. Et c'était avec un avion expérimental, le premier de la série de X-Planes. C'était le X-1. A son bord, Chuck Yeager, devenu par là une légende vivante.

Les avions à réaction apparaissaient à cette époque-là, ou un peu avant. Les allemands en avait mis un en service pendant la guerre, resté célèbre pour ça (et peut-etre aussi pour sa ligne), c'était le Messerschmitt Me262. La réaction permettait d'atteindre ensuite des vitesses supersoniques, ce qui se vérifie encore tous les jours désormais.

Mais avant l'ère de la réaction, c'était l'ère de l'hélice. Et avec une hélice, on a essayé de voir jusqu'à quelle vitesse on pouvait aller. Les avions de la seconde guerre mondiale, tels les Spitfire ou Bf109, étaient rapides, certes pas supersoniques, mais rapides pour l'époque. Et ils le devaient en grande partie aux avancées extraordinaires en terme de moteurs comme d'aérodynamique qui ont été faites pour les courses, pendant l'entre-deux guerres. Les courses de vitesse comme la Coupe Schneider ou la Coupe Deutsch opposaient pacifiquement les nations aéronautiques de l'époque, principalement la France, le Royaume-Uni, l'Italie et les Etats-Unis. Ainsi, au début de la Coupe Schneider, la vitesse moyenne du premier gagnant, en 1913, était de 70km/h. A la fin, en 1931, le Supermarine S6B atteignait 540km/h de moyenne! Les avions de bois et toiles avaient cédés face aux avions profilés de métal, au dessin pur et élégant. On notera que les italiens, avec les Macchi, iront hors compétition encore plus vite (700km/h), avec une machine d'une rare beauté, le MC72...

J'avais commencé il y a quelque temps de cela maintenant, à reproduire en images 3D ces avions d'une autre époque. Le projet Supermarine S6B est quasiment terminé, le MC72 est en cours... (les finirai-je un jour?). Romain Hugault lui, en dessine dans sa BD "Au delà des nuages". De magnifiques spécimen de chez Caudron s'y trouvent... Et enfin, on trouve le Blog SpeedBirds, dont l'auteur, au style très "designer" (il l'est!), est amateur également de belles mécaniques qui vont vite. On peut donc y voir du Savoia, du Curtiss, du Caudron, du Macchi, du Supermarine. Une dejà belle collection qui s'étoffe de jour en jour qui mérite le coup d'oeil!

Poétique...

Cendres et neige. C'est ainsi que s'appelle l'exposition itinérante de Gregory Colbert. Ashes and Snow, en VO dans le texte. Si vous ne connaissez pas Gregory Colbert, ou plutôt son travail, attention, vous risquez d'être accros. Parce que, découvert pour ma part grâce au magazine PHOTO (dont il avait fait carrément la couv' et, fait assez rare pour ce mag, pas avec une nana dénudée ou presque!), moi j'ai tout de suite craqué. Une merveille de poésie vous enveloppe dès les premiers clichés aperçus. Gregory travaille sur son projet depuis des années, et le résultat est tout simplement bluffant. Des clichés noir&blanc (mais fortement colorisés genre sépia) associant quasiment toujours l'homme et la Nature. Tantôt un enfant et un guépard. Tantôt un autre enfant et un éléphant. Ou l'auteur lui-même plongeant avec les baleines.

Non, franchement, un travail qui émerveille, qui parle directement à notre âme, qui éblouit de poésie et qui fait même se demander si ce genre d'osmose Homme-Nature est encore du domaine du possible aujourd'hui, s'il n'y a pas un quelconque trucage derrière. A priori non, car autant avec un oeil critique on peut douter des clichés léchés et vignettés, autant en ce qui concerne le film (toujours de Gregory), le respect s'impose.

Ashes and Snow est donc une exposition itinérante, un "musée nomade" comme il l'appelle. Ouverte la première fois à Venise, elle s'est installée ensuite à N.Y. puis L.A. et arrive maintenant au Japon, à Tokyo... Comme en synergie avec cet esprit nomade, les photos présentées ainsi que le film invitent au voyage, physique et intérieur, au pays des rêves, au pays des animaux, au Paradis Perdu... Un coup de coeur...

Hervé Lewis

Vous connaissez tous au moins une photo de Hervé Lewis. A moins d'habiter sur la Lune (ou dans le Cantal! ;o), vous avez certainement croisé une de ses photos dans un abribus, ou un affichage urbain. Car le travail de Lewis se retrouve, entre autres, dans les pub de lingerie Aubade... Autant dire que l'homme a l'oeil sur les femmes... A voir sur son site : Hervé Lewis

Jean Dieuzaide et les avions

En ce moment, et jusqu'au 7 avril, se tient l'expo "Jean Dieuzaide, Reves d'avions" à Blagnac, près de Toulouse. Une petite expo certes, mais très intéressante où on peut admirer quelques dizaines de clichés du célèbre photographe toulousain. Principalement amoureux de Caravelle et de Concorde, Jean Dieuzaide a magnifié ces deux avions, laissant derrière lui des photos tombées dans la culture collective.
L'Expo est gratuite, à l'Odyssud de Blagnac, il y a de grands tirages, de plus petits, des vidéos d'archives sur Concorde et Caravelle. J'y suis allé la semaine dernière, je ne peux qu'inviter les toulousains (et pourquoi pas les visiteurs de passage) à y aller également!

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