Neil Armstrong on the Moon

Un humain est décédé, et une légende est née. Neil Armstrong nous a quitté le 25 août 2012, et chacun se souviendra qu'il a été le premier homme sur la Lune. Avec son compère Edwin "Buzz" Aldrin, ils ont marché sur la grise et inhospitalière Lune qui tourne là-haut, loin de nous. Avant lui, Pete Conrad, Alan Shepard et James Irwin avaient rejoints Yuri Gagarine, et Ed White, et d'autres au firmament des hommes de l'espace, et en particulier des hommes de la Lune.

Neil Armstrong, né un 5 août, avait intégré la NASA seulement en 1962, et vola pour la première fois dans l'espace en 1966 avant de devenir le commandant de bord de l'expédition légendaire Apollo XI. Premier par mission, par choix raisonné, par décision hiérarchique, il l'a été en bas du LEM, en juillet 1969. Alors, l'élan politique existait par la volonté de promouvoir une idéologie contre une autre, un monde contre un autre. Le communisme avait remporter déjà pas mal de premières fois, il était impératif que le monde dit "libre", le monde occidental envoya le premier homme sur notre satellite. Et quel exploit, quelle volonté, quelle détermination d'une nation, de milliers d'hommes et de femmes oeuvrant à tous les niveaux pour l'accomplissement du rêve.

Les gens ordinaires y ont vu le rêve, l'idéal, le progrès. L'esprit pionnier était encore vivant, vivace. Même guidé par l'orgueil politique d'une nation en pleine gloire, il est indéniable que l'imaginaire et l'émotion étaient des moteurs puissants de l'engagement. Neil, Buzz et Michael étaient ceux assis tout en haut de la Saturn V. Avant eux, les équipages des missions Apollo précédentes avaient ouvert la voie et ramené par exemple de superbes clichés. Apollo VIII notamment, nous avait montré pour la première fois un "lever de Terre", un spectacle fascinant, et désarmant quant à la petitesse de notre monde...

Il ne reste donc aujourd'hui que huit hommes qui ont marché sur une autre planète parmi nous. Huit sur pratiquement sept milliards. Une petite communauté qui est la seule à avoir vu notre planète les pieds sur l'astre lunaire. Eux, et tous ceux qui ont fait le tour de la Lune, savent combien notre monde est beau et fragile depuis seulement quelques centaines de milliers de kilomètres. Les sondes d'exploration posées sur Mars peuvent nous envoyer une image encore plus parlante puisque depuis la planète rouge, la Terre n'est qu'un point brillant, une étoile. C'est ainsi que les successeurs de Neil et de ses collègues devraient voir leur berceau lorsqu'ils poursuivront l'effort d'exploration de notre système solaire.

Espérons-le en effet, espérons que Neil ne soit pas le premier des derniers. Les derniers hommes qui avaient un rêve, qui voulaient aller voir par eux-même ce qu'il y avait de l'autre coté de l'horizon. Avant eux les de Gama, les Polo, les Colomb, les Cook, les Gagarine. Après eux?