Le PhotoBlog de Stéphane Beilliard

{ Un blog photo d'aviation, de paysage, de ville, en panoramique ou en macro, et même de synthèse. Entre Nouvelle-Zélande et Québec, entre le ciel et la terre, un peu d'écologie ne ferait pas mal non plus. Le Blog de Stéphane Beilliard }

recherche

Aller au contenu | Aller au menu | Aller à la recherche

septembre 2008

L'été américain : Cars, suite

Je reviens sur un épisode de la "saga" américaine de cet été, celui consacré aux bagnoles US. Car je suis tombé récemment sur un article -que je trouve excellent- du New Yorker. Le journaliste d'origine britannique, Malcolm Gladwell, s'est ainsi penché sur le cas des S.U.V aux Etats-Unis, en privilégiant l'approche psychologique et sociologique pour expliquer ce qui pouvait pousser les gens, somme toute raisonnables, à acheter ce genre d'engins. On parle ici, en terme de S.U.V, de gros pick-up et autre véhicules haut-perchés qui s'amassent sur les autoroutes américaines.

Le genre, en ces temps de pétrole cher et d'écologie (et économies) au premier plan, qui consomme trop et pollue beaucoup. Mon billet, ainsi que le suivant sur le problème du pétrole aux US, dressaient déjà un portrait quelque peu acerbe de cette société qui s'évertue à consommer large et tape-à-l'oeil. L'article de Gladwell est interessant du coup car il aborde d'abord ce qui a été comme le point de départ du phénomène, vers la fin des années 90. Il est assez fou de noter qu'un concept totalement invraisemblable pour l'ingénieur (faire un véhicule personnel sur les mêmes bases qu'un camion, donc bien loin des considérations "modernes") s'est transformé en une véritable vache à lait pour les grands groupes automobiles US, Ford en tête, à tel point que l'usine de construction du Ford Expedition et Lincoln Navigator est devenue la plus rentable du groupe voire du monde!

Et quand l'ingénieur (ou tout simplement l'automobiliste professionnel) se penche sur le sujet, il est consterné de constater que bien loin d'offrir la sécurité qui est l'argument massue que les utilisateurs donnent pour justifier leur achat, le SUV est un tank incontrôlable qui tue bien plus de personnes qu'il n'en sauve. Les chiffres de l'article sur le taux de blessure dans un SUV sont assez hallucinants, surtout mis en perspective avec ceux de voitures compactes. L'auteur explique ainsi la différence entre le sentiment de sécurité et la sécurité effective. Le sentiment de sécurité qui fait dire aux bonnes dames des grandes villes qu'un 4x4 est plus sécurisant qu'une Porsche ou qu'une Polo... Sauf que, démonstration à l'appui, Gladwell indique qu'avec un 4x4, on A l'accident, avec une Polo ou un Porsche, on l'EVITE. Deux philosophies, deux mentalités. Tout le métal et le plastique qui va autour de nous dans ces véhicules n'est là que pour donner l'IMPRESSION de sécurité (un peu comme quand on est petit et qu'on se fait une cabane avec un drap)...

Bref, un article à lire - en anglais - pour essayer de comprendre ce genre d'ineptie intellectuelle que peut être le raisonnement du propriétaire moyen de 4x4 urbain (même si il faut bien l'avouer, le Audi Q7, il a une sacrée gueule!! ;o))

L'été américain : New-York, les photos

Retour au même endroit, après un panoramique de jour, sous un ciel gris et orageux, pour un nouveau panoramique mais de nuit cette fois, sous un ciel éclairé des lumières de la ville. On distingue ainsi le Woolworth Building, l'Hotel de Ville de New-York, le Brooklin Bridge évidemment, l'Empire State Building et le Manhattan Bridge. Bleutées, les "Waterfalls", oeuvres d'art urbaines et éphémères habillent les rives de la baie de New-York...




Altitude

A l'époque, le Flatiron de New-York était un des premiers gratte-ciels de Manhattan. C'était en 1902. Puis vinrent d'autres constructions géantes, élançant vers le ciel les poutres de l'acier conquérant. Le Woolworth Building, dans le Bas-Manhattan, et sa dentelle de cathédrale en 1910; le Chrysler Building et sa pointe étincellante en 1928; le légendaire Empire State Building en 1931; le célèbre Rockefeller Center l'année suivante; les Twin Towers du World Trade Center en 1972; la Sears Tower de Chicago en 1974... C'était le temps des géants américains. Paris, avec le complexe de la Défense, a essayé de suivre mais en restant bien plus modeste dans les ambitions ascendantes. Il n'en reste pas moins que les Tours EDF, Société Générale, Total, ou la Grande Arche sont de beaux exemples d'architectures verticales censées illustrer la puissance et le dynamisme français... Puis vint le temps des monuments asiatiques : les Tours Pétronas de Kuala-Lumpur (Malaysie) en 1998, les nombreuses tours de Hong-Kong ou de Shanghai, et dans cette dernière ville d'ailleurs, la seconde plus haute tour du monde, le Shanghai World Financial Center, avec 492m, inauguré le 28 aout 2008. Seconde plus haute tour juste après un autre grand asiatique, la Taipei 101 à Taiwan, avec ses 508m inaugurés en 2004... Mais ces dernières années ont vu l'émergence de nouvelles pointes d'acier et de béton dans une autre région du monde, le Moyen-Orient, avec l'emblématique hotel Burj Al Arab de Dubai, l'un des deux seuls hotels 7 étoiles du monde, culminant à 321m.

Or désormais, la suprématie taiwanaise sur le ciel est terminée. Un nouveau géant a changé le centre de gravité architectural du monde. La nouvelle tour Burj Dubai a dépassé le Taipei 101, et elle n'est pas prête de s'arrêter. Cet édifice monumental, en cours de construction à Dubai, dépasse déjà tous les records, avec plus de 150 étages, plus qu'aucune autre structure jamais construite, et plus de 553m de haut soit plus que la tour de Toronto, qui n'est cependant pas un gratte-ciel. La Burj Dubai devrait atteindre d'ici quelques mois son altitude finale de 808m (présumée). C'est deux fois et demi plus haut que le Chrysler Building, le gratte-ciel préféré des new-yorkais. En fait c'est plus de deux fois plus haut que n'importe-quel gratte-ciel américain. C'est trois fois plus haut que n'importe-quelle tour de la Défense. C'est plus de deux fois et demi plus haut que la Tour Eiffel... En fait, je ne suis même pas sur qu'on puisse se rendre compte de ce que ça représente. Une telle construction sera visible, par temps clair (pas gagné à Dubai) à des dizaines de kilomètres, voire 100km à la ronde. Synonyme de superlatifs (le plus haut et rapide ascenseur du monde, le plus haut observatoire public du monde...), le Burj Dubai comprend à la fois des bureaux, des zones commerciales, des zones d'habitations, des hotels. Il sera le centre du nouveau complexe économico-commercial de la capitale des Emirats Arabes Unis.

Il est alors intéressant de constater comment les gratte-ciels sont les indicateurs de dynamisme, de croissance, d'ambition des sociétés humaines. On l'a vu, la fin du XIXème siècle et une grande partie du XXème siècle ont été dominés par les constructions américaines qui pour la plupart sont bien plus célèbres en Occident que ne le sont les buildings chinois ou coréens. La faute au cinéma. New-York ne se conçoit ainsi dans notre imaginaire que comme un assemblage de gratte-ciels plus prestigieux les uns que les autres. On pourrait facilement en citer une demi-douzaine de tête. On imagine aussi Chicago, Los Angeles, Atlanta, Montréal, toutes ces villes modernes et profondément américaines, hérissées de ces pointes à la gloire du capitalisme et de l'ambition financière. La fin du XXème siècle a vu l'émergence des pays asiatiques dans la course aux nuages. On notera ainsi que les plus grands buildings actuels ou en construction sont pour la plupart localisés en Chine (Shanghai, Guanghzou, Shenzhen, Hong-Kong...), à Taiwan, en Malaysie... Et ce début de XXIème siècle consacre également le Moyen-Orient comme à Riyadh ou La Mecque (Arabie Saoudite), Doha (Qatar) et bien sur Dubai...

D'autres gratte-ciels sont en cours de construction en Europe ou aux Etats-Unis, ne citons par exemple que la Freedom Tower (541m), qui sera construite à la place des Twin Towers à New-York ou la Chicago Spire (610m). Mais la grosse majorité du béton coulé à la vertical l'est en Chine ou dans les pays dits "pétroliers". Et force est de constater que ce sont précisément là que les chiffres de la croissance sont les plus forts. L'Occident, et les USA à leur tête, a été à la pointe du progrès, ou du moins de la progression économique pendant longtemps, et il fallait construire toujours plus haut, plus grand, plus vite. Ce comportement est maintenant l'apanage des "nouveaux" capitalistes, la Chine se libérant et libérant son incroyable appétit en de grandioses tours de verre et de lumière à Hong-Kong ou Shanghai, le Moyen-Orient profitant de la manne pétrolière pour préparer son économie à "l'après pétrole", misant tout sur le tourisme et les échanges financiers.

La tour Burj Dubai est le gratte-ciel le plus haut du monde. Dans le pays qui possèdera la plus grande flotte d'A380 du monde. Le pays dont le PIB est parmi les plus hauts mondiaux. Le pays de l'hotel le plus luxueux et le plus haut du monde. Ce Burj Dubai se veut ainsi le phare de la nouvelle économie mondiale, plus haut que les ambitieux chinois, plus fort que les décadents américains, plus puissant que les anciens colonisateurs européens. S'il est impossible de dissocier l'érection de ces monuments des volontés d'ascension dans la hiérarchie économique mondiale, on peut pour le moment se contenter d'admirer les prouesses techniques qui les rendent réels aujourd'hui, et la créativité architecturale qu'ils représentent...

Sites à visiter : Burj Dubai Skyscraper ; Site officiel Burj Dubai ; SkyscraperPage.com ; Structurae

L'été américain : Baltimore & Ohio

Le Baltimore & Ohio Railroad Museum, à Baltimore, abrite quelques belles machines, parfois de légende, illustrant l'histoire des Chemins de Fer de cette région des Etats-Unis. Pour une première approche, quelques portraits de ces locomotives, entre vapeur et diesel...


L'été américain : Baltimore, les photos

On poursuit avec Baltimore et son Inner Harbor. Au passage, je vous propose une version "légendée" du panoramique de Baltimore depuis Federal Hill.


Citron Grenadine

Le futur nouvel hotel Radisson SAS Toulouse Airport...


L'été américain : Baltimore, les photos

Panoramique du centre-ville de Baltimore, avec l'Inner Harbor, ses tours, ses terrains de volley-ball, son USS Constellation, son aquarium, son Centre des Sciences, ses hotels... Classiquement depuis la colline de "Federal Hill"...


EDIT : maintenant disponible, une version légendée de ce panoramique avec le nom des principaux buildings...