Le PhotoBlog de Stéphane Beilliard

{ Un blog photo d'aviation, de paysage, de ville, en panoramique ou en macro, et même de synthèse. Entre Nouvelle-Zélande et Québec, entre le ciel et la terre, un peu d'écologie ne ferait pas mal non plus. Le Blog de Stéphane Beilliard }

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octobre 2007

Encore...

Ce weekend. Deux aviateurs. Un avion. Et un drame. Le T-6 de Lausanne, fraichement restauré, que j'avais pu voir à Lons et à Bex cette année, s'est écrasé près de Neuchatel, en Suisse, entrainant le décès de ses deux occupants. Le pilote, Jean-Philippe Martin, je l'avais croisé à Lons. Je ne peux pas dire qu'on se connaissait, mais il comptait parmi les "mustachus", au propre comme au figuré, qu'on trouve en Suisse en terme de pilotage et de warbirds. Encore un de parti...



Etrange comme dans ce milieu tout ça fait partie pratiquement du paysage. Il n'y aura pas une conversation que vous pourrez avoir avec des pilotes ou des mécaniciens, que ce soit en aviation de collection ou militaire, où il ne sera question d'untel qui s'est tué là, ou d'untel qui s'est tué ici. Etrange comme tout ceux qui sont tombés restent parmi les leurs par le simple fait qu'on se souvienne d'eux, qu'on parle encore d'eux. Forcément certains vous touchent plus que d'autres. Mais au final, le monde étant si petit, il y aura toujours quelqu'un pour parler d'untel qu'on a connu nous aussi, ou qui vous fasse regretter, par le récit de ses "exploits" passés, de n'avoir justement pas connu ce untel. Évidemment, il y a peut-être une petite dimension "légende" là-dedans, mais si peu je crois. Car on n'est pas dans le show-biz, là, on est dans le réel, dans le concret, dans la véritable passion, la véritable amitié, sans fard, sans stars ni projecteurs.

On se souvient des gens qui sont partis pour soi, comme pour eux-mêmes...

Couleurs Glacées, Episode II

Après une première séance de photos de glaçons, je m'y suis attelé à nouveau, pour un dégel coloré et texturé...



Dans le ciel des Alpilles...

Il fait un froid de canard. Non que le fond de l'air soit frais, mais ce vent pénétrant et véloce annule les effets réchauffants du soleil d'octobre, heureusement omniprésent dans ce ciel dégagé.

Nous retrouvons notre hôte sur le terrain sec et caillouteux d'Eyguières. Il fait froid dehors, mais il fait dès lors chaud dans les coeurs. Et il fait chaud également quand on s'installe à bord du planeur, protégé du mistral par la verrière.

Le Rallye est devant nous. La corde est tendue. Les gaz sont poussés, on s'élance, on décolle. Quelques minutes d'une ascension un chouia agitée, dans les remous de l'air derrière le massif, puis on largue. Silence. Juste le bruit de l'aération devant. Avec le vent du jour, le vol de pente au-dessus des Alpilles semble aisé. On monte à 1000m. Le spectacle est à 360°. Nimes, Beaucaire, Tarascon, Avignon, Carpentras, le Ventoux, Cavaillon, Salon, La Camargue... Dessous, St-Rémy. A droite ou à gauche, d'autres aspirants aspirés vers le haut en 'K-13 ou Pégase. Ca virevolte. Du manche, du pied, l'horizon, le fil de laine, pas évident de tout coordonner pour moi qui n'ai pas eu la "chance" de passer les tests de l'armée. Mais tout est lisse, de la peau de notre oiseau à la trajectoire. Malgré la précipitation de la masse d'air vers le sud, là-haut c'est calme. On note simplement le déplacement en crabe par rapport au sol et à l'arête rocheuse qui dessine l'arc sous nos pieds.

Il est temps de rentrer. On est assez haut pour se permettre quelques évolutions un peu plus péchues, l'occasion pour moi de ressentir une paire de G ou un peu plus, et de mesurer le poids d'un appareil photo en mains dans ces conditions. Ca dure évidemment pas assez longtemps, il faut se poser, non sans s'être autorisé un passage rapide qui fait entendre l'écoulement de l'air et durcir les commandes. Tour de piste. Touché. Et tout un ensemble de neurones ayant enregistré tout ça dans la case "vol planeur", mots clés "trop bon", "bonheur", "planant", "spirale", "énorme", "grosse marade", "pilotage", "paysage", "merci"...



Pourquoi la Nouvelle-Zélande?

On a beaucoup parlé de la Nouvelle-Zélande avec la victoire du XV de France sur les All Blacks en Coupe du Monde de rugby. Je suis pratiquement sûr que la plupart des gens pense donc aux All Blacks et à la trilogie du "Seigneur des Anneaux" quand on évoque la Nouvelle-Zélande. C'est clair, ce sont deux emblématiques produits de ce pays qui est le plus jeune du monde, si on se réfère à sa découverte. Mais la NZ, c'est une culture, un pays, des paysages, deux iles, du vin, de la nature, le bout du monde, les antipodes, la voile, la capitale la plus sud du monde (Wellington), le kiwi (l'oiseau) et les kiwis (les fruits), Jane Campion, Peter Jackson, le Haka, les Alpes du Sud, les Maoris, une femme Premier Ministre (Helen Clark), quatre millions d'habitants...

Mieux qu'un long discours, la Nouvelle-Zélande, c'est juste ça ....

Ou encore ça ...

Ou encore ça...
http://www.newzealand.com/tvcscenes/

Couleurs Glacées n°6

Ca faisait longtemps qu'on n'avait vu de glaçons par ici, non? ;o)
Dernier épisode de la première saison de la série!



Une petite mousse?

Une série autour de la bière (belge de préférence!) et la mousse...



Saga A380

A la veille de la livraison officielle, tant attendue, du premier Airbus A380, à la compagnie de Singapour Singapore Airlines, à Toulouse, je vous propose de revivre, en plus de 150 photos, la saga du géant d'Airbus.

Des premières photos de la bête dans son hall de présentation à la presse et au monde, aux derniers vols de réglages du premier modèle de production, en passant bien sur par le premier vol, le 27 avril 2005... Tous les avions, toutes les conditions de lumières ou presque, tous les angles...

La galerie complète est par là >
http://www.konnek-t.com/Photo/Images/aviation-selection//A380/_icon.jpg

Et voici quelques morceaux choisis...

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Bex 2007, suite 2...


Polémique!

Pffff... Raz le bol! Raz le bol de ce tapage médiatique autour de la moindre broutille montée en épingle! Raz le bol des médias médiocres! Raz le bol des polémiques à deux balles! Là, avec le coup d'hier avec le franc parler d'une personne qui n'en a jamais manqué, une polémique qui ne sert qu'à faire vendre des journaux et brasser du vent. Car depuis des semaines, il ne s'en passe pas une sans sa polémique. De la plus ridicule à la plus improbable. On en rigole encore, de cette polémique sur les couleurs des maillots de joueurs de rugby! Que dire de cette polémique sur les chiens qu'on découvre dangereux! Polémique sur la faillite de l'Etat! Polémique sur le discours de rigueur d'un ministre! Polémique par ci, polémique par là! Tout ça semble bien superficiel et inutile! On en oublie, on en masque les vrais débats, les vrais problèmes le plus souvent.

Tout ça reflète-t-il plus la médiocrité de la couverture médiatique du pays que la médiocrité du débat? Hummm... si je dis "les deux", j'ai bon? Pfff... Raz le bol....

Droit dans le mur?

L'autre soir je regardais un doc sur Arte. Ca parlait du problème qui nous vient droit dans la face, à savoir la pénurie de pétrole, et donc de carburant. Le reportage était axé voiture, et donc forcément ça parle à tout le monde. On y disait notamment que l'automobile était aujourd'hui le plus gros consommateur de carburant fossile, et que ça n'allait pas s'arranger. En effet, autant dans nos pays occidentaux,l'usage de la bagnole est bien ancré mais aussi de plus en plus décrié, dans les pays dits émergeants comme la Chine ou l'Inde, c'en est seulement au début. Certaines prévisions estiment que rien que le parc automobile chinois pourrait, d'ici 2050, constituer 500 millions de véhicules, ce qui est aujourd'hui ce qu'on peut trouver sur l'ensemble de la planète!! En Inde, c'est kif-kif...

On voit bien, dès lors, où réside le problème, ou plutot les problèmes. Déjà en Chine, la pollution est catastrophique dans certaines grandes villes. On imagine ce que ça donnerait dans dix ans. La pollution de l'air est donc le premier problème. La raréfaction, et donc le prix du pétrole est le second. Avec une Chine et une Inde glouttones, et l'ensemble du monde occidental continuant à bruler l'or noir au taux d'aujourd'hui, et sans possibilités d'étendre les capacités de forages "à bas prix" inconsidérément, le tarif du litre d'essence va s'envoler. Ca touchera donc non seulement nos caisses, mais évidemment le transport aérien, l'énergie de chauffage...

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Pub

On commence avec une pub hilarante....



Les autres du même annonceur sont tout aussi truculentes!

Chariot
Béton
Gardien
Hérisson
Clinton
Fragile
Bon chien
Acupuncture

Retrospectives

Saison de meetings aériens terminée. Une saison bien remplie, une saison de rencontres, une saison en bonne compagnie, dans des endroits sympas. Une saison exceptionnelle à plus d'un titre. Il est temps de faire un petit bilan, et de jeter un coup d'oeil en arrière. Je vous propose donc une petite rétrospective en photos, de Muret à Bex!


Diaporama auto-extractible (.exe, sans virus connus) - 48Mo - 16min environ


En parallèle d'une saison de meetings bien chargée, il y a toujours quelques avions de ligne à prendre en photos à Toulouse. La production Airbus passée en revue, des A318 aux A380, en 4min...


Diaporama auto-extractible (.exe, sans virus connus) - 16Mo - 4min environ

50 ans plus tard...

Demain, 4 octobre 2007, nous fêterons les 50 ans du premier satellite artificiel de la Terre. En 1957, c'est donc Spoutnik, le satellite soviétique devenu célèbre dans le monde entier, qui ouvre l'ère spatiale. Oh, il ne vivra pas longtemps là-haut (même pas un an), mais après lui viendront d'autres Spoutnik, d'autres satellites, de plus en plus gros, de plus en plus loin, de plus en plus puissants.

Cinquante ans ont donc passé depuis cet "exploit" des soviétiques, cette humiliation des américains, ce début de l'aventure. Et cinquante ans c'est à la fois peu et beaucoup. A l'échelle des temps géologiques, oui forcément c'est rien, ou presque. Non, c'est vraiment rien en fait. A l'échelle de l'Histoire humaine, 50 ans c'est pas grand chose non plus. Il faudra comparer ça à la durée de l'Empire Romain, ou au temps qu'il fallait pour construire les cathédrales. Mais en même temps on commençait à s'habituer à ce que les années passent avec l'accélération des progrès technologiques, à ce que dès qu'une invention apparaissait, son application à large échelle ne soit qu'une affaire de quelques années. On s'imaginait, dans les années 60, courir en combinaison sur la Lune à l'horizon 2000. On imaginait les hôtels spatiaux, les voitures volantes, les visiophones partout...

Qu'en est-il donc de ce progrès promis? Cinquante ans après le lancement de cette petite sphère de métal primitive de 83kg, sommes-nous sur la Lune? Allons-nous visiter Mamie avec notre voiture volante? Non. Comme le disait Burt Rutan, on se traine, et même on régresse, en tout cas dans le domaine de la conquête du ciel et de l'espace. Ceci dit, il faut voir quand même que les progrès du début ont été fulgurants, probablement la plus grosse accélération d'idées et de technologie de l'Histoire Humaine. Prenons du recul, et calculons. 1957. 1969. Douze ans. Il n'a fallu que douze ans entre le premier satellite et l'empreinte de pas sur la Lune. En France, en douze ans, on n'a à peine pu passer du prototype du Rafale à sa mise en service... 1961. Un mec, né d'ailleurs le même jour que moi (mais pas la même année, hein!) posait ses fesses au sommet d'une fusée pour être le premier homme en orbite. Encore un soviétique, pour le coup, et une vilaine moue du coté de l'Oncle Sam...

Les prospectives sont ainsi toujours hasardeuses. Forcément, on se base sur les données disponibles au jour de leur élaboration. Et on n'imagine forcément pas l'inimaginable. Et donc l'avenir est tel que nous le faisons, jour après jour, dans les projets, dans les décisions de tous les jours, dans les envies, dans les défis. L'Amérique d'aujourd'hui semblait s'être lancé un défi pour relancer l'avenir, à savoir retourner sur la Lune pour de bon cette fois. Parce que la première fois, c'était vraiment pour le fun, le prestige, le nationalisme. Sans intérêt commercial, les vols vers notre satellite naturel se sont vite arrêtés. Mais finalement peut-etre qu'il y a quelque chose à en tirer... Il y a en tout cas toujours quelque chose qui grandit l'Humanité quand elle décide d'aller de l'avant, de se défier elle-même, de dépasser la frontière de notre ignorance. Il y a quelque chose à en tirer, peut-être pas mesurable en dollars, en tout cas pas tout de suite, mais c'est comme ça que la civilisation évolue.

Quoi qu'il en soit, il y a cinquante ans, c'est un automate qui mettait la preuve de l'existence de l'Humanité dans l'Espace, en orbite. Aujourd'hui, les preuves qu'un jour, sur une petite planète tournant autour d'une étoile moyenne, une vie intelligente a existé sont des robots. Evoluant au plus loin de leurs géniteurs, les sondes Pioneer et Voyager s'enfoncent toujours de plus en plus loin dans l'Espace. Sur Mars, les deux robots Opportunity et Spirit arpentent le sol de notre voisine jour après jour. Le débat de l'Homme dans l'Espace est toujours un débat animé, opposant les pour et les contre à coup d'arguments rationnels, financiers, scientifiques... Mais il n'empêche, les rêves n'ont que faire de la rationalité, des finances ou de la science... Il faut encore espérer que ce sont des rêves qui font l'avenir...

PS : A noter, samedi 6 octobre, sur Arte, une soirée "Les années Spoutnik"...

Vampire en Italie

Une nouvelle p'tite vidéo de Didier à bord de son Vampire, en meeting en Italie! Si c'est pas du vol fluide ça!